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ACTUALITE : Siège auto Des sièges auto dangereux révélés par notre test

ACTUALITÉ

Siège auto Des sièges auto dangereux révélés par notre test

Lars Ly

par Lars Ly

Notre nouvelle série de tests de sièges auto pour enfants a révélé de graves défaillances structurelles pour 8 modèles, dont 7 similaires. Nous publions cet avertissement avant la publication complète de nos résultats prévue fin mai.

En octobre 2025, nous alertions sur les mauvais résultats du siège auto Reecle 360 (ZA 10 i-Size) lors d’un choc frontal. Or, ce siège peut être vendu sous différentes marques avec différents noms, mais toujours avec le même code d’homologation : E8 0313715.

À l’occasion de notre première série de tests de sièges auto de 2026, nous avons donc répété les essais avec 7 modèles similaires, et tous ont échoué. Un 8e modèle, différent des précédents, le Kinderkraft Mink Pro 2 + Base Mink FX2, a également montré une grave défaillance.

Les 8 sièges défaillants

  • Buf Boof Tweety Plus Deluxe 360
  • Ding Aiden 360°
  • Kidiz siège auto enfant Isofix 360°
  • KidsZone siège enfant i-Size 40-150 cm 360°
  • Lettas i-Size 360°
  • Miophy i-Size 360 siège auto rotatif
  • Xomax 946i
  • Kinderkraft Mink Pro 2 + Base Mink FX2 (un siège coque, le seul qui ne soit pas identique au Reecle 360, qui est un siège évolutif)

7 sièges évolutifs identiques recalés

À l’instar du Reecle 360 (ZA 10 i-Size) testé en 2025, ses 7 clones sont tous fabriqués par la société Yangzhou Lettas Baby Product Co. Ltd, un manufacturier basé en Chine. Ce sont des sièges de type évolutif qui accompagnent la croissance de l’enfant en couvrant toute la plage d’utilisation, depuis la naissance jusqu’à la fin de l’obligation d’utiliser un système de retenue spécifique, donc de 40 cm à 150 cm de haut.

Selon la taille de l’enfant et son âge, il existe plusieurs possibilités d’installation. C’est avec l’une d’elles que le Reecle 360 (ZA 10 i-Size) avait échoué lors de nos tests d’octobre 2025, à savoir :

  • mannequin instrumenté de type Q3 (enfant de 3 ans) de 15 kg retenu par le harnais de sécurité ;
  • installation dos à la route ;
  • siège installé dans une coque de Kia Sportage sur banc d’essai ;
  • siège maintenu avec deux attaches (Isofix et sangle antirotation) ;
  • simulation d’un choc frontal contre un autre véhicule selon les conditions de test Euro NCAP (tests plus sévères que les tests d’homologation du règlement R129).

Nous avons testé les 7 sièges identiques dans ces mêmes conditions. Tous sont des sièges d’un seul tenant constitués d’une coque installée sur un plateau tournant, lui-même fixé à une base équipée de deux bras Isofix. Une sangle supérieure antirotation (aussi appelée top-tether) vient en complément pour empêcher la rotation du siège vers l’avant en cas de choc frontal, qui pourrait conduire à un choc contre le siège avant.

Avec le Kidiz Isofix 360°, le plateau tournant de la coque du siège s’est détaché de la sous-structure. C’est le même incident que celui qui s’était produit avec le siège Reecle 360.

 

Éjection du Kidiz Isofix 360°.

 

Avec les 6 autres modèles identiques au Reecle 360, ce sont les bras Isofix qui se sont détachés de la sous-structure, libérant le siège tout entier et son passager qui ont été projetés vers l’avant, comme illustré ci-dessous.

 

Éjection du Ding Aiden 360°.

 

Pour les 7 sièges, bien que la partie supérieure de la coque soit restée reliée au véhicule par la sangle antirotation, le mannequin et la coque ont été projetés à travers l’habitacle, exposant l’enfant à un risque très élevé de blessures graves dans le cas où il viendrait heurter une portière ou le siège avant du véhicule, par exemple.

Remarquons que cette défaillance est différente de celle que nous avions déjà détectée avec le Reecle, ce qui montre que la résistance mécanique des sièges testés touche plusieurs de leurs éléments constitutifs et se situe réellement à la limite permettant l’homologation.

Le fabricant indique que ces résultats ont conduit à des améliorations des produits, déjà présentes sur certains modèles en vente, d’autres étant à venir en 2026. Nous testerons une version améliorée plus tard dans l’année, mais aujourd’hui, les moyens d’identifier les nouvelles versions restent à préciser.

Il n’est pas forcément possible de trouver ces sièges en magasin. En revanche, ils sont largement diffusés sur Internet (Amazon, Alibaba, marketplaces…). Nous déconseillons fortement l’achat de ces produits, et incitons les parents qui en auraient déjà acheté à essayer de l’échanger contre un modèle plus performant (nous avons testé plus de 250 modèles de sièges auto) ou de se le faire rembourser. Plus largement, nous recommandons de ne pas acheter de sièges portant le numéro d’homologation E8 0313715 (voir étiquette d’homologation ci-dessous).

 

Reecle 360 (en haut à gauche), son étiquette d’homologation, et les 7 modèles similaires que nous avons testés.

 

Le siège coque Kinderkraft Mink Pro 2 éjecté de sa base

Le siège coque Kinderkraft Mink Pro 2 permet le transport des tout-petits depuis la naissance jusqu’à environ 2 ans (de 40 à 87 cm). L’enfant est retenu par un harnais de sécurité, et le siège est attaché à la voiture soit avec la ceinture de sécurité soit, comme ici, sur la base Isofix à jambe de force Mink FX2. Le siège est obligatoirement installé dos à la route.

L’essai a été réalisé dans une coque de Kia Sportage, sur banc d’essai, avec un mannequin instrumenté de type Q1.5 représentant un enfant d’environ 18 mois. Il simule un choc frontal contre un autre véhicule selon les conditions de test Euro NCAP (tests plus sévères que les tests d’homologation du règlement R129).

La coque s’est détachée de la base et a été projetée vers l’avant avec le mannequin.

 

Éjection du Kinderkraft Mink Pro 2 après s’être détaché de sa base.

 

La coque Kinderkraft Mink Pro 2 est munie de deux barres en acier qui permettent de l’attacher à 4 crochets qui constituent le système de verrouillage sur la base. Après le test, nous constatons que les deux barres en acier sont tordues alors que les 4 crochets de la base sont intacts, mais en position ouverte. Il semble donc que le siège et la base soient tous les deux responsables de la défaillance.

En conséquence, l’enfant, qui n’est plus retenu, est alors exposé à un risque très élevé de blessures graves, en heurtant le siège avant, la planche de bord ou simplement en étant éjecté de la voiture.

Nous recommandons de ne pas utiliser le Kinderkraft Mink Pro 2 avec la base Mink FX2 mais seul, installé avec la ceinture de sécurité.

Contacts et réactions des fabricants

KidsZone confirme la similitude de son siège avec le Reecle 360 mais n’a pas lancé de programme de remplacement. Il informe que le produit a été amélioré depuis janvier 2026 et encourage à contacter le service client par e-mail : kidszone@wp.pl.

Buf Boof confirme que le modèle Tweety Plus Deluxe 360 est identique au Reecle 360 avec le code usine 946i, mais qu’il a été retiré du marché depuis le 31 mars 2026. Aucun programme de remplacement n’a été mis en place, le siège respectant la norme d’homologation. Aucun contact client n’a été fourni.

Lettas confirme que le modèle i-Size 360° est identique au Reecle 360 et informe que le produit a été amélioré depuis janvier 2026. Le service client peut être contacté par e-mail : monoshopeu@hotmail.com.

Miophy renvoie vers les revendeurs pour toute action.

Ding, Kidiz, Xomax ne nous ont, pour l’heure, pas répondu.

Kinderkraft a ouvert une enquête, mais le produit est toujours vendu car conforme au règlement R129. Néanmoins, le fabricant propose un échange ou un remboursement (safety@kinderkraft.com).

Le protocole de notre test

Nos essais en choc frontal sont plus sévères que les essais d’homologation prévus par le règlement R129, ce qui se traduit par des charges plus élevées – mais plus réalistes – sur le dispositif de retenue pour enfants. La sévérité de l’impact frontal dans le R129 repose sur les caractéristiques des véhicules des années 1980. Les véhicules ayant évolué et gagné en rigidité, une sévérité de collision plus élevée est utilisée lors de nos essais, reflétant ainsi les caractéristiques des véhicules actuels. Cet essai est largement accepté et pris en compte par les fabricants de sièges pour enfants lors du développement de leurs produits.

 

Coque de Kia Sportage installée sur le banc d’essai en choc frontal.

 

Lars Ly

Lars Ly

Rédacteur technique

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Multipliez les sources afin de comparer ces avis pour en vérifier la fiabilité et la pertinence. Vérifiez aussi que l’entrepreneur dispose de la qualification RGE (reconnu garant de l’environnement) et les catégories de travaux couvertes par cette mention. Il s’agit d’une condition obligatoire pour bénéficier des dispositifs d’aide financière. Les conseillers des agences France Rénov’ peuvent vous aider.   Bon à savoir  France Rénov’ est un service public qui accompagne et facilite les démarches des particuliers dans leurs travaux de rénovation énergétique. Dans certains cas, il est nécessaire de passer par un professionnel « Mon Accompagnateur Rénov’ ». Contactez un conseiller France Rénov’ afin d’obtenir des renseignements objectifs. Il peut, notamment, vous aider à savoir à quelles aides financières vous avez droit et vous permettre de trouver un artisan qualifié RGE ou un diagnostiqueur certifié grâce à un annuaire disponible sur la plateforme en ligne. En outre, un simulateur disponible sur le site de France Rénov’ vous fournit une indication du montant des aides qui pourrait vous être alloué. En cas de problème avec un professionnel, vous pouvez faire un signalement aux services de la répression des fraudes mais aussi sur la plateforme de France Rénov’.   Les recours  Lorsque vous avez signé un contrat à domicile, la loi vous autorise en principe à vous rétracter, c’est-à-dire à vous désengager de ce contrat pendant un délai de 14 jours. Le point de départ de ce délai est différent selon la nature du contrat. Passé ce délai, votre engagement est définitif. Toutefois, vérifiez les documents qui vous ont été remis, notamment le devis ou bon de commande, car votre délai de rétractation pourrait bien être prolongé en cas de défaut d’information.  Une autre solution, notamment si les règles relatives à l’obligation d’information sur le droit de rétractation ont été respectées, est de faire valoir que le professionnel a usé de manœuvres frauduleuses ou d’informations trompeuses pour obtenir votre accord. Il vous faudra démontrer l’existence de ces pratiques : conservez tous les documents qu’il vous a remis au moment de la souscription du contrat. Contactez les services de la répression des fraudes (DGCCRF) afin de signaler les pratiques de cette entreprise.  Le délai de rétractation en cas de démarchage à domicile Si vous avez signé un contrat à domicile, la loi vous autorise en principe à vous rétracter, c’est-à-dire à vous désengager de ce contrat, pendant un délai de 14 jours. Le point de départ de ce délai diffère selon la nature du contrat :  pour les contrats de vente, le délai court à compter au choix, de la réception du bien ou de la conclusion du contrat ; pour les contrats de prestations de service, il court à compter de la signature du contrat. Dès lors que le contrat prévoit la vente d’un matériel, sa livraison et sa pose, il s’agit d’un contrat de vente, comme l’a rappelé la jurisprudence. C’est la réception du bien et non la conclusion du contrat qui constitue le point de départ du délai. Le jour où le contrat est conclu ou le jour de la réception du bien n’est pas compté dans le délai. Si le délai expire un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé, il est prolongé jusqu’au premier jour ouvrable suivant. Exemple : la date de conclusion du contrat ou de la réception de la marchandise est le 30 mai. Le délai commence à courir le 31 mai. Il est possible de se rétracter jusqu’au 13 juin. 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Si le 13 juin est un samedi, il est possible de se rétracter jusqu’au lundi suivant, soit le 15 juin. Ne vous laissez pas intimider par un professionnel qui argumenterait sur la date tardive de votre rétractation pour vous forcer à maintenir le contrat. La rétractation doit se faire par écrit. Cela peut être par courriel mais, de préférence, par un courrier recommandé avec accusé de réception. Vous n’avez pas besoin de justifier d’un motif particulier, mais il est nécessaire de conserver une preuve de cet envoi. Si le professionnel prétend que vous avez renoncé à la possibilité de vous rétracter, vérifiez si vous avez coché une case pour demander l’exécution immédiate de la prestation. En effet, la loi prévoit la possibilité de renoncer au droit de rétractation mais uniquement pour les contrats de prestation de service. Ainsi, en cas de vente à domicile, le professionnel ne peut pas vous faire renoncer à votre possibilité de vous rétracter. Il en est de même pour les contrats signés à domicile prévoyant à la fois la vente et la livraison ou la pose. Passé le délai de 14 jours, votre engagement est définitif. Toutefois, vérifiez les documents qui vous ont été remis, notamment le devis ou bon de commande. Celui-ci doit mentionner des informations concernant notamment les conditions, le délai et les modalités d’exercice de votre droit de rétraction, ainsi qu’un formulaire type. Si le professionnel ne vous fournit pas ces informations, ou si elles sont incomplètes, le délai pour revenir sur votre engagement est prolongé jusqu’à 12 mois.

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