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ACTUALITE : Guerre en Iran Le prix repère du gaz augmentera en mai

ACTUALITÉ

Guerre en Iran Le prix repère du gaz augmentera en mai

Fabrice Pouliquen

par Fabrice Pouliquen

Le prix repère de vente de gaz, calculé chaque mois par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) augmentera de 15,4 % au 1er mai. Soit une hausse moyenne de 6,19 € sur la facture mensuelle pour les offres indexées sur cet indicateur.

L’essentiel

  • Le prix repère de vente de gaz (PRVG) augmentera de 15,4 % au 1er mai 2026. Jusque-là préservé, cet indicateur pâtit de la guerre en Iran et de l’augmentation des cours du gaz qui s’en est suivie.
  • Cette hausse de 15,4 % se traduira par une hausse moyenne de 6,19 € TTC sur la facture de mai. Mais seulement pour les particuliers qui ont souscrit une offre de fourniture de gaz indexée sur le PRVG. Ceux ayant opté pour une offre à prix fixe y échappent, pour l’instant.

C’était prévisible. Conséquence de la guerre en Iran et de l’augmentation des prix du gaz sur les marchés internationaux, le prix repère de vente de gaz (PRVG) augmentera à partir de mai prochain. « De 15,4 % TTC, soit une hausse moyenne de 6,19 € TTC sur la facture de mai », précise la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dans un communiqué.

Cette instance indépendante calcule chaque mois cet indicateur visant à refléter le coût de la fourniture de gaz aux particuliers. Ce PRVG n’est pas une offre commerciale à laquelle on peut souscrire. En revanche, il constitue une boussole pour les consommateurs afin de les aider à comparer les différentes offres des fournisseurs sur le marché. Parmi elles, plusieurs sont indexées sur ce PRVG, le prix du kilowattheure (kWh) de gaz facturé évoluant comme lui, à la hausse comme à la baisse. Et en mai, donc, ce sera à la hausse.

Une hausse prévisible

Déclenchée fin février, la guerre en Iran a rapidement conduit au blocage du détroit d’Ormuz, par où transite une grande partie du gaz naturel liquéfié (GNL) produit au Moyen-Orient. Il n’en fallait pas plus pour que le cours du gaz augmente. Y compris le gaz TTF, principal indice des prix du gaz en Europe, passé de 32 €/mégawattheure (MWh) à 61 €/MWh le 19 mars, avant de retomber et de se stabiliser aujourd’hui autour de 50 €/MWh.

Jusqu’à présent, le PRVG avait été épargné par ces soubresauts. Il avait même très légèrement baissé entre mars et avril. Mais, dès fin mars, Emmanuelle Wargon, présidente de la CRE, avait alerté sur les premiers impacts de cette nouvelle crise géopolitique à partir de mai.

Ça n’a donc pas manqué, avec cette hausse actée de 15,4 % du prix repère le mois prochain. Concrètement, dans la grille d’avril du PRVG, le prix moyen du kWh est de 13,49 centimes (cts) d’euro pour les contrats de fourniture « cuisson/eau chaude » et de 10,41 cts d’euro pour les contrats « chauffage ». Au 1er mai, ce prix moyen passera, respectivement, à 15,16 cts d’euro et 12,56 cts d’euro.

Baisse de la consommation avec le beau temps

Deux précisions toutefois. Par chance, cette hausse tombe au début de la belle saison, lorsque les chauffages s’éteignent et que la consommation de gaz des ménages chute. Cette augmentation des prix se répercutera ainsi sur un plus faible volume de consommation, ce qui en limitera l’impact. Deuxièmement, sur les 10 à 11 millions de foyers français abonnés au gaz, une partie (probablement la majorité) a souscrit des offres à prix fixe qui garantissent, à la souscription, un prix du kWh stable sur des périodes pouvant aller de 1 à 3 ans.

Si vous êtes encore dans cette période de fixité, cette hausse du PRVG ne vous touchera pas. Si ce n’est pas le cas ou si vous avez opté d’emblée pour une offre avec un prix du kWh indexé sur le prix repère de la CRE ou sur les prix de marché, c’est sans doute le moment de consulter notre comparateur gratuit des offres de gaz et d’électricité pour faire le point sur celles actuellement proposées à la souscription.

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D’autres utilisent des dénominations en lien avec votre région ou avec l’État, ou laissant penser qu’elles sont des organismes publics ou en lien direct avec ceux-ci, voire usurpent leur identité. Leur seul objectif ? Chercher à vous persuader de leur sérieux et à vous inciter à signer un contrat.   Notre conseil  Ne signez rien ! Méfiez-vous des entreprises qui se réclament d’organismes publics. Ni l’État, ni un ministère quel qu’il soit, ni l’Agence nationale pour l’habitat (Anah) chargée d’instruire et de verser l’aide MaPrimeRénov’ ne vous contacteront directement pour vous démarcher ou vous proposer des solutions de travaux énergétiques ou une aide financière.  Si vous êtes intéressé à l’idée de réaliser les travaux proposés, demandez des devis à plusieurs entreprises. Avant d’envisager de vous engager, effectuez des recherches sur ces sociétés, par exemple en consultant les avis publiés en ligne par d’autres consommateurs. Multipliez les sources afin de comparer ces avis pour en vérifier la fiabilité et la pertinence. Vérifiez aussi que l’entrepreneur dispose de la qualification RGE (reconnu garant de l’environnement) et les catégories de travaux couvertes par cette mention. Il s’agit d’une condition obligatoire pour bénéficier des dispositifs d’aide financière. Les conseillers des agences France Rénov’ peuvent vous aider.   Bon à savoir  France Rénov’ est un service public qui accompagne et facilite les démarches des particuliers dans leurs travaux de rénovation énergétique. Dans certains cas, il est nécessaire de passer par un professionnel « Mon Accompagnateur Rénov’ ». Contactez un conseiller France Rénov’ afin d’obtenir des renseignements objectifs. Il peut, notamment, vous aider à savoir à quelles aides financières vous avez droit et vous permettre de trouver un artisan qualifié RGE ou un diagnostiqueur certifié grâce à un annuaire disponible sur la plateforme en ligne. En outre, un simulateur disponible sur le site de France Rénov’ vous fournit une indication du montant des aides qui pourrait vous être alloué. En cas de problème avec un professionnel, vous pouvez faire un signalement aux services de la répression des fraudes mais aussi sur la plateforme de France Rénov’.   Les recours  Lorsque vous avez signé un contrat à domicile, la loi vous autorise en principe à vous rétracter, c’est-à-dire à vous désengager de ce contrat pendant un délai de 14 jours. Le point de départ de ce délai est différent selon la nature du contrat. Passé ce délai, votre engagement est définitif. Toutefois, vérifiez les documents qui vous ont été remis, notamment le devis ou bon de commande, car votre délai de rétractation pourrait bien être prolongé en cas de défaut d’information.  Une autre solution, notamment si les règles relatives à l’obligation d’information sur le droit de rétractation ont été respectées, est de faire valoir que le professionnel a usé de manœuvres frauduleuses ou d’informations trompeuses pour obtenir votre accord. Il vous faudra démontrer l’existence de ces pratiques : conservez tous les documents qu’il vous a remis au moment de la souscription du contrat. Contactez les services de la répression des fraudes (DGCCRF) afin de signaler les pratiques de cette entreprise.  Le délai de rétractation en cas de démarchage à domicile Si vous avez signé un contrat à domicile, la loi vous autorise en principe à vous rétracter, c’est-à-dire à vous désengager de ce contrat, pendant un délai de 14 jours. Le point de départ de ce délai diffère selon la nature du contrat :  pour les contrats de vente, le délai court à compter au choix, de la réception du bien ou de la conclusion du contrat ; pour les contrats de prestations de service, il court à compter de la signature du contrat. Dès lors que le contrat prévoit la vente d’un matériel, sa livraison et sa pose, il s’agit d’un contrat de vente, comme l’a rappelé la jurisprudence. C’est la réception du bien et non la conclusion du contrat qui constitue le point de départ du délai. Le jour où le contrat est conclu ou le jour de la réception du bien n’est pas compté dans le délai. Si le délai expire un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé, il est prolongé jusqu’au premier jour ouvrable suivant. Exemple : la date de conclusion du contrat ou de la réception de la marchandise est le 30 mai. Le délai commence à courir le 31 mai. Il est possible de se rétracter jusqu’au 13 juin. Si le 13 juin est un samedi, il est possible de se rétracter jusqu’au lundi suivant, soit le 15 juin.  Ne vous laissez pas intimider par un professionnel qui argumenterait sur la date tardive de votre rétractation pour vous forcer à maintenir le contrat.  La rétractation doit se faire par écrit. Cela peut être par courriel mais, de préférence, par un courrier recommandé avec accusé de réception. Vous n’avez pas besoin de justifier d’un motif particulier, mais il est nécessaire de conserver une preuve de cet envoi.  Si le professionnel prétend que vous avez renoncé à la possibilité de vous rétracter, vérifiez si vous avez coché une case pour demander l’exécution immédiate de la prestation. En effet, la loi prévoit la possibilité de renoncer au droit de rétractation mais uniquement pour les contrats de prestation de service. Ainsi, en cas de vente à domicile, le professionnel ne peut pas vous faire renoncer à votre possibilité de vous rétracter. Il en est de même pour les contrats signés à domicile prévoyant à la fois la vente et la livraison ou la pose.  Passé le délai de 14 jours, votre engagement est définitif. Toutefois, vérifiez les documents qui vous ont été remis, notamment le devis ou bon de commande. Celui-ci doit mentionner des informations concernant notamment les conditions, le délai et les modalités d’exercice de votre droit de rétraction, ainsi qu’un formulaire type. Si le professionnel ne vous fournit pas ces informations, ou si elles sont incomplètes, le délai pour revenir sur votre engagement est prolongé jusqu’à 12 mois.

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Multipliez les sources afin de comparer ces avis pour en vérifier la fiabilité et la pertinence. Vérifiez aussi que l’entrepreneur dispose de la qualification RGE (reconnu garant de l’environnement) et les catégories de travaux couvertes par cette mention. Il s’agit d’une condition obligatoire pour bénéficier des dispositifs d’aide financière. Les conseillers des agences France Rénov’ peuvent vous aider. Bon à savoir France Rénov’ est un service public qui accompagne et facilite les démarches des particuliers dans leurs travaux de rénovation énergétique. Dans certains cas, il est nécessaire de passer par un professionnel « Mon Accompagnateur Rénov’ ». Contactez un conseiller France Rénov’ afin d’obtenir des renseignements objectifs. Il peut, notamment, vous aider à savoir à quelles aides financières vous avez droit et vous permettre de trouver un artisan qualifié RGE ou un diagnostiqueur certifié grâce à un annuaire disponible sur la plateforme en ligne. En outre, un simulateur disponible sur le site de France Rénov’ vous fournit une indication du montant des aides qui pourrait vous être alloué. En cas de problème avec un professionnel, vous pouvez faire un signalement aux services de la répression des fraudes mais aussi sur la plateforme de France Rénov’. Les recours Lorsque vous avez signé un contrat à domicile, la loi vous autorise en principe à vous rétracter, c’est-à-dire à vous désengager de ce contrat pendant un délai de 14 jours. Le point de départ de ce délai est différent selon la nature du contrat. Passé ce délai, votre engagement est définitif. Toutefois, vérifiez les documents qui vous ont été remis, notamment le devis ou bon de commande, car votre délai de rétractation pourrait bien être prolongé en cas de défaut d’information. Une autre solution, notamment si les règles relatives à l’obligation d’information sur le droit de rétractation ont été respectées, est de faire valoir que le professionnel a usé de manœuvres frauduleuses ou d’informations trompeuses pour obtenir votre accord. Il vous faudra démontrer l’existence de ces pratiques : conservez tous les documents qu’il vous a remis au moment de la souscription du contrat. Contactez les services de la répression des fraudes (DGCCRF) afin de signaler les pratiques de cette entreprise. Le délai de rétractation en cas de démarchage à domicile Si vous avez signé un contrat à domicile, la loi vous autorise en principe à vous rétracter, c’est-à-dire à vous désengager de ce contrat, pendant un délai de 14 jours. Le point de départ de ce délai diffère selon la nature du contrat : pour les contrats de vente, le délai court à compter au choix, de la réception du bien ou de la conclusion du contrat ; pour les contrats de prestations de service, il court à compter de la signature du contrat. Dès lors que le contrat prévoit la vente d’un matériel, sa livraison et sa pose, il s’agit d’un contrat de vente, comme l’a rappelé la jurisprudence. C’est la réception du bien et non la conclusion du contrat qui constitue le point de départ du délai. Le jour où le contrat est conclu ou le jour de la réception du bien n’est pas compté dans le délai. Si le délai expire un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé, il est prolongé jusqu’au premier jour ouvrable suivant. Exemple : la date de conclusion du contrat ou de la réception de la marchandise est le 30 mai. Le délai commence à courir le 31 mai. Il est possible de se rétracter jusqu’au 13 juin. Si le 13 juin est un samedi, il est possible de se rétracter jusqu’au lundi suivant, soit le 15 juin. Ne vous laissez pas intimider par un professionnel qui argumenterait sur la date tardive de votre rétractation pour vous forcer à maintenir le contrat. La rétractation doit se faire par écrit. Cela peut être par courriel mais, de préférence, par un courrier recommandé avec accusé de réception. Vous n’avez pas besoin de justifier d’un motif particulier, mais il est nécessaire de conserver une preuve de cet envoi. Si le professionnel prétend que vous avez renoncé à la possibilité de vous rétracter, vérifiez si vous avez coché une case pour demander l’exécution immédiate de la prestation. En effet, la loi prévoit la possibilité de renoncer au droit de rétractation mais uniquement pour les contrats de prestation de service. Ainsi, en cas de vente à domicile, le professionnel ne peut pas vous faire renoncer à votre possibilité de vous rétracter. Il en est de même pour les contrats signés à domicile prévoyant à la fois la vente et la livraison ou la pose. Passé le délai de 14 jours, votre engagement est définitif. Toutefois, vérifiez les documents qui vous ont été remis, notamment le devis ou bon de commande. Celui-ci doit mentionner des informations concernant notamment les conditions, le délai et les modalités d’exercice de votre droit de rétraction, ainsi qu’un formulaire type. Si le professionnel ne vous fournit pas ces informations, ou si elles sont incomplètes, le délai pour revenir sur votre engagement est prolongé jusqu’à 12 mois.

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